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Hypnose & Problèmes de Poids: une faim en soi, par Cynthia DRICI




Hypnose & Problèmes de Poids: une faim en soi, par Cynthia DRICI

Une faim en soi. Cynthia DRICI. Hypnose et Problèmes de Poids. Revue Hypnose & Thérapies Brèves N°31

 

L’hypnose peut avoir une place de choix dans la thérapeutique des problèmes de surpoids et d’obésité. A condition qu’elle prenne délicatement en compte la pluralité des besoins du patient. Cynthia Drici nous montre comment cela peut être entrepris dans le contexte habituel ainsi que celui après une chirurgie bariatrique.

S’il est vrai que chaque patient est différent, il y a des problématiques qui sont, elles, très récurrentes et similaires. En effet, tout comme il est fréquent de se voir adresser un patient pour un sevrage tabagique, il est également tout à fait courant de recevoir en consultation un patient (qui la plupart du temps sera d’ailleurs une patiente) qui souhaite « faire de l’hypnose pour perdre du poids ». L’obésité est une maladie qui, du fait du nombre de personnes qu’elle tue chaque année, constitue à ce jour un véritable problème de santé publique, mais le manque de considération et d’information relatifs à cette problématique (campagnes de sensibilisation bien moins conséquentes que pour la sécurité routière par exemple, alors que l’obésité et les complications qui en découlent font plus de victimes que les accidents de la route), conduisent les patients et leur entourage à se retrancher exclusivement derrière un fatalisme génétique. Pourtant, bien souvent, même si le surpoids peut être lié à un terrain prédisposant, il est en majorité imputable à des facteurs environnementaux.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Quand les patients désireux de perdre du poids se présentent au cabinet, ils ont généralement « tout essayé » pour maigrir. Ils connaissent par coeur les différents régimes, des plus restrictifs aux plus originaux, pour ne pas dire farfelus. Tout ce qu’ils attendent, c’est se débarrasser de leurs kilos superflus. J’ai pu assez vite observer le fait que pour ces patients « faire de l’hypnose » signifiait en réalité « se faire faire de l’hypnose ». En effet, la plupart des personnes qui consultent pour des problèmes de poids ne se sentent aucunement en capacité de prendre part à ce changement. Elles se réfèrent souvent à des anecdotes mettant en scène des hypnotiseurs de spectacle, et pensent qu’il suffit de s’assoir, de fermer les yeux et de laisser la magie opérer. Cette pensée magique du travail thérapeutique se retrouve également dans le cadre de la chirurgie bariatrique, lorsque les patients sont certains qu’en se réveillant après l’anesthésie, tous leurs problèmes de surpoids auront disparus.

La première chose pour moi, consiste donc, dès la première séance, à informer le patient quant au déroulement des séances à venir, en lui présentant l’hypnose de la façon la plus probante à mon sens : une co-construction. Il ne s’agit pas de mettre son salut entre les mains du praticien, mais plutôt d’élaborer avec lui la meilleure stratégie à l’atteinte des objectifs définis. Je m’attache, autant que possible, à ne pas brider l’imaginaire du patient, et de ce fait je ne démentis pas ses croyances quant à l’hypnose ; j’essaie juste d’y introduire quelques nuances.

Une des étapes importantes dans l’introduction de ces nouvelles couleurs constitue bien souvent l’acceptation du fait que l’hypnose et la parole ne sont pas antinomiques. Il me semble important de signifier rapidement au patient comme ses mots vont prendre sens au travers de cette démarche, comme ils ont leur place dans ce travail, et comme il peut s’autoriser à les verbaliser lorsqu’après une séance d’hypnose, il sentira probablement certains de ses maux émerger. De plus, je fais sans hésitation avec lui le parallèle avec le sevrage tabagique, car en substance, il s’agit bien là d’une addiction.

Il va donc s’agir pour le patient de ré encoder ses automatismes afin qu’il ne soit plus esclave des compulsions alimentaires. Le travail consistera également, une fois libéré de ses besoins de satisfaction immédiats, à renouer avec des perceptions intéroceptives qui permettront de retrouver ou de découvrir les sensations de faim et satiété par exemple, à sentir à nouveau les frontières entre l’extérieur et l’intérieur, en habitant pleinement son corps, en ne le désignant plus comme ce corps. Enfin, pour les personnes en surpoids, la nourriture s’avère souvent être une véritable béquille. Il est par conséquent compliqué d’accéder à la demande du patient sans s’assurer avant que c’est le bon moment pour lui d’entamer une pareille démarche. Nous allons donc explorer l’accompagnement en hypnose des personnes dési reuses de perdre du poids dans deux cadres différents : tout d’abord au cabinet dans un suivi en hypnothérapie, puis dans le cadre de la chirurgie bariatrique en postopératoire.

HYPNOTHÉRAPIE AU CABINET

Première séance

Comme je l’ai précédemment évoqué, les échanges au cours de la première séance sont essentiels car ils condition- nent le devenir et la réussite du travail thérapeutique. S’il est une chose que je n’omets jamais de mentionner, surtout dans la gestion de cette problématique, c’est la thématique du temps. En effet, il est très courant que les patients épuisés par cette course à la minceur, envisage l’hypnose comme le dernier kilomètre de ce marathon, en imposant une ligne d’arrivée qui ne laisse que très peu de marge au patient et au thérapeute pour proposer et agir.

Ainsi, très rapidement la contrainte du temps se fait pesante, et l’évaluation quotidienne des effets de l’hypnothérapie par le patient et sa balance s’avère contreproductive. Car il est vrai que, comme pour le sevrage tabagique, la problématique du poids est très binaire. Soit le patient maigrit, soit il ne maigrit pas… C’est pourquoi il apparait important de fixer au plus tôt d’autres indicateurs, de proposer au patient de ne plus voir uniquement au travers du prisme du corps, en donnant de l’importance à ce qu’il est lui. Je demande souvent, en dehors du chiffre qu’affichera sa balance et de la sensation dans ses vêtements, comment il saura qu’il a maigri. Si la question surprend, les réponses ne se font jamais trop attendre : « J’aurai plus confiance en moi » disent certains, « J’irai plus vers les autres je le sais ! ». Et c’est là que toute la formulation prend sens : au lieu de cibler une perte (de kilos, de centimètres), c’est un gain que l’on projette ! Ainsi il sera possible pour le patient d’être chaque jour à l’écoute de ce qui change « déjà un peu » et il sera de ce fait important pour le thérapeute de ratifier tous ces changements qui rendent le quotidien plus confortable désormais.

Première transe

La première transe, me permet d’appréhender le rapport du patient à l’hypnose. Elle permet également d’inviter le patient à s’autoriser, dès cette première séance, à s’accorder un peu de répit en s’octroyant des temps de pauses plus ou moins importants entre les crises qui lui prennent beaucoup d’énergie. Généralement, du fait de son envie sincère de s’affranchir de ce fardeau, du fait que ses croyances relatives à la puissance de l’hypnose soient intactes et du fait d’une suggestion post-hypnotique assez directive, les résultats sont très satisfaisants. En effet, les patients reviennent dans la plupart des cas, extrêmement surpris du sent iment de cont rôle qu’ il s ont (re)trouvé, et sont plus que jamais désireux de poursuivre sur cette voie avec cet outil. Le feed-back au sortir de la première transe hypnotique permet de demander au patient de matérialiser son problème de poids, afin de pouvoir utiliser sa rece présentation dès la seconde séance. En effet, la réification permettra de placer le problème à l’extérieur et de ne plus le considérer comme faisant partie intégrante de soi.

Métaphore des coffres

Même s’il est certain que les métaphores sont chaque fois élaborées et adaptées en fonction du matériel amené par le patient, il y a des éléments qu’il s’avère probant d’intégrer régulièrement car ils ont un effet très positif. Parmi eux, la métaphore des coffres. L’idée est d’inviter le patient à laisser venir à lui un premier coffre, et ceci dans le paysage qu’il vient de convoquer ou de dessiner. Ce premier coffre est un coffre aux trésors, un coffre dont lui seul a la clé, un coffre en bois ou en tout autre chose, dans lequel il va pouvoir ranger toutes ses victoires, toutes les fois où il a été le maître du monde, toutes ses belles rencontres et tout ce qu’il a envie de conserver en toute sécurité. Il peut entreposer tous ses souvenirs positifs sous forme d’objets, d’images ou de tout autre chose. Il est le maitre des lieux et surtout le maitre de ce tri. Certaines personnes prennent plaisir à entasser les différents éléments sans ordre précis, d’autres préfèrent ranger chaque souvenir, chaque sourire, méticuleusement. Puis après ce premier tri intérieur qui prend généralement un temps certain, on demande au patient de faire quelque pas dans ce quelque part puis de laisser venir à lui l’image d’un second coffre, un coffre lourd, en métal ou en tout autre chose, un coffre dont lui seul à la clé. Dans ce deuxième lieu, il pourra déposer tout ce dont il souhaite s’alléger, se délester, pour gagner en lé gèreté. Proposer ensuite une lévitation de la main, une fois le tri terminé, pourra permettre au patient de commencer à expérimenter physiquement cette légèreté. Afin de surmonter les obstacles de cet exercice difficile, il sera possible pour le patient de s’aider de sa respiration, bien- veillante, autonome, présente à lui depuis le premier jour, depuis sa première seconde de vie. Ce coffre est généralement un moment clé, source d’un grand soulagement voire d’une libération. Les émotions sont à leur paroxysme. Il est intéressant de proposer au patient de déposer un objet bien particulier et de constater ensuite, par le biais de son retour d’expérience, s’il a fait de ce coffre lourd le dépositaire de son problème de poids, de cet objet qu’il avait nommé et désigné comme symbolisant sa problématique, ou si au contraire, de façon très spontanée, ce sont d’autres éléments qui ont émergé.

Régulièrement , des patients s’étonnent de ne pas avoir déposé plus de choses en rapport avec la thématique qui les a amenés à débuter ce travail. La plupart du temps, les problèmes qui surgissent et que le patient maintenait enfouis jusqu’alors, sont plus d’ordre affectif. Sentiment profond de solitude, impression de mise à l’écart, difficultés familiales sont autant de souffrances que les compulsions  alimentaires ont vocation à dissimuler à des profondeurs qui se voudraient abyssales. Mais à peine déposées, elles remontent à la surface, provocant de violentes perturbations qui conduisent le patient à recourir à plus de nourriture. Il faut donc poursuivre le travail en per mettant au patient de s’affranchir de ces automatismes, tout en lui demandant de trouver un autre moyen d’apaisement, voire de plaisir, s’il s’en sent prêt.  


CYNTHIA DRICI

Psychologue installée en cabinet libéral à Eaubonne (Val d’Oise). Praticienne en hypnose formée à l’IFH. Spécialisée dans le domaine des affections neurologiques. Psychologue pour le parcours de soins de chirurgie bariatrique du Docteur Tarhat, CAPIO - Clinique Claude Bernard (Val d’Oise). Membre des réseaux ONCONORD et S.L.A. Ile-de-France.


DIS POURQUOI – Dr Thierry Servillat

Jeune adolescent, Milton Erickson se levait la nuit pour s’occuper du journal de son lycée. Puis se recouchait après avoir écrit des articles qu’il découvrait le matin suivant à son réveil. Il est 22h26. Je ne suis pas trop en transe. Je vais essayer sa méthode pour écrire cet éditorial. Sur quoi pourrais-je le faire ? Qu’est-ce qui m’amusé aujourd’hui ? J’ai bien ri avec ma dernière patiente tout à l’heure, adolescente en proie à des crises de boulimie (sans vomissements). Elle m’a demandé si elle pouvait aller dans du « fantastique », je lui ai donné l’autorisation, puis lui ai simplement proposé, une fois entrée en transe, de monter en montgolfière, verticalement et lentement, pour atteindre les nuages « roses et gris ».

A LA MANIERE DE – Dr Philippe AÏM

POUR VOIR UN PEU PLUS LOIN ? Premier à répondre à Dominique Megglé, c’est avec respect que Philippe Aïm triture la parole du maître. Avec audace aussi, il conjugue humilité et fierté pour contribuer à penser la question de la transmission entre générations. 2007 : Au moment du forum de Liège, je suis interne à Nancy. J’ai à peine 27 ans et je vais découvrir l’hypnose en m’inscrivant au D.U. d’hypnose médicale de Paris VI. Je me prends virtuellement une baffe en écoutant Roustang parler de l’hypnose et je « tombe dans la marmite». J’achète les premiers numéros de la revue HYPNOSE & Thérapies Brèves, et le premier article que je lis est le premier du numéro 1 : « Les thérapies brèves » par D. Megglé. Le style est percutant et attractif, les idées me passionnent. J’entame une autre formation l’année suivante à l’hypnose et aux thérapies brèves à Nantes et je me mets à pratiquer autant que possible.

TRANSE, RIPAILLES ET EMERGENCE – Béatrice Dameron

ECLAIRAGE NARRATIF. Un deuxième et dernier (pour ce numéro en tout cas !) apport eu débat, envoyé spontanément (comme le précédent) par une praticienne de la thérapie narrative. Et qui le nourrit ! Un triple merci à D. Megglé : Pour avoir instillé dans son article la vivacité nécessaire pour réveiller la torpeur des premières chaleurs estivales et saluer ainsi la sortie de la « période sèche » de l’hypnose, celle des unanimismes illusoires qui durent ce que durent les temps de crise. Pour offrir à nos synapses une bonne controverse, et donc l’occasion de pratiquer quelques étirements qui nous réchaufferont jusqu’aux premiers frimas. Rien de tel en effet qu’une querelle des Anciens et des Modernes pour enflammer derechef le débat à coups de surenchères, et offrir un boulevard aux professions de foi adverses ou autres revendications en intégrisme supérieur.

THERAPEUTES EN EXERCICE – Dr Fabienne Kuenzli

S’AFFRANCHIR DES IDÉES RESTRICTIVES. Un exercice à appliquer en supervision de groupe ou avec des professionnels de l’aide en proie à des difficultés. Pour élargir nos possibilités d’être utiles. La critique postmoderne a tenté de nous rendre sensibles à l’influence des idées sur nos pratiques. Jacques Derrida, en parlant de « pratiques déconstructives », nous engage constamment à prendre une position réflexive pour observer l’effet de certaines idées sur nos pratiques. Depuis 1994, j’ai utilisé la notion d’idées restrictives dans ma pratique et mes enseignements, sans la formaliser, pour décrire comment et en quoi certaines idées pourraient influencer nos pratiques. C’est aujourd’hui chose faite et voilà baptisées les nouvelles idées restrictives et leur ribambelle d’influence. Nous appelons « idées restrictives » des idées que nous avons tous reçues, parfois malgré nous, et qui limitent notre relation au monde.


ZONE DE CONFORT – Thierry Zalic

LA FACILITÉ D’ÊTRE BIEN. Beau travail d’écrivain thérapeute, autour de l’apport quantique au sein des thérapies brèves. A tout moment, l’individu a le choix d’être bien (ou le mieux possible). Rien ne l’en empêche. C’est à partir de cette proposition, vraisemblable ou non, qu’une part de ma pratique a vu le jour. Elle s’est imposée à moi naturellement, comme un jour la transe pénètre celui qui l’a longtemps cherchée. Quand mes confrères multiplient les séances, une à trois séances suffisent pour que la vie s’allège. Le patient ne comprend plus comment il a pu en être autrement. Lecteur, ne crois pas là à une forfanterie; je témoigne comme il m’intéresse énormément de te voir témoigner.

HYPNO-PHILO : QUAND LA BEAUTE NOUS SAUVE – Dr Thierry Servillat

Le titre du dernier livre de Charles Pépin, jeune (40 ans) professeur de philosophie, ne pouvait que m’interpeler. Surtout avec le Jaune et or de Mark Rothko en couverture. Si comme moi vous n’avez pas encore de culture dans ce champ difficile qu’est l’Esthétique, ce livre est pour vous. La première phrase : « Commencez par imaginer une femme…» démarre fort pour nous hypnothérapeutes. L’auteur nous propose d’avoir affaire à quelques humains qu’il met en situations afin d’illustrer, mais aussi manifestement de penser son propos qui explore la question : que peut-on attendre de la beauté ?

QUIPROQUO, MALENTENDU ET INCOMMUNICABILITÉ : « AUCUNE IDEE » - Dr Stefano Colombo et Muhuc

- Allô, docteur Reçoit ?
- Bonjour, je regrette mais, actuellement, je ne reçois pas.
- Non, je veux dire : êtes-vous bien le Dr Reçoit ?
- Ah, oui ! Bien sûr : Reçoit en personne.
- J’espère ! Vous n’allez quand même pas consulter par courriel ou Skype.
- Je voulais dire que c’est bien le Dr Reçoit en personne qui vous répond.
- Permettez-moi une question : comment peut-on être médecin et avoir un tel nom?
- Aucune idée.
- Comment aucune idée ?
- Vrai ! Vous avez raison : comment peut-on avoir « aucune idée « si on n’en a pas.
- On n’en a pas de quoi ?
- D’idée justement !

RECHERCHE : L’HYPNOSE SUR LA VOIE DE LA SUBJECTIVITE – Antoine Bioy

Commençons par une étude épidémiologique d’envergure (Purohit et al, 2013), qui montre que l’hypnose, avec d’autres thérapies « corps esprit » (selon la classification OMS), est un recours spontané pour les patients ayant des troubles neuropsychiatriques (anxiété, dépression, insomnie, maux de tête, troubles de la mémoire, déficits attentionnels, troubles du sommeil journalier). Ainsi, sur plus de 23000 patients, un quart ont recours à ces thérapies complémentaires contre 15% dans la population générale. Les chercheurs montrent également que plus les patients ont de symptômes, et plus ce recours est important. La raison la plus souvent invoquée par les patients est un manque d’efficacité des thérapeutiques médicales traditionnelles. Pour autant, 70% des patients ne parlent pas de ce recours aux thérapies « corpsesprit » à leur médecin.

COINCIDENCES : L’URGENCE DE LA CRÉATIVITÉ – Olivier Prian

Bon anniversaire ! 10 ans déjà ! A cheval sur les années 2002 et 2003, l’effectif au grand complet du service des urgences de la Clinique La Sagesse à Rennes (soit une trentaine de professionnels de santé – infirmières, surveillante, aides soignantes, médecins – et les secrétaires pour la première partie) a suivi la formation « hypnose et douleur aigüe ». Ce fut, est-il besoin de le dire aux lectrices et lecteurs avertis de cette revue, une expérience des plus riches et particulièrement stimulante sur un plan créatif. Chaque session a été l’occasion de découvertes, de déséquilibres et d’apprentissages, en route vers un changement dont nous ne mesurions pas l’ampleur. Un questionnaire distribué un an plus tard soulignait ce changement des pratiques professionnelles à l’unanimité.

CUISINES ET MERVEILLES : MELONGENE, UNE ENIGME – Joëlle Mignot

Avez-vous déjà caressé une belle mélongène? Avez-vous déjà laissé lentement glisser la pulpe de votre doigt pour en sentir la finesse et le velouté ? Sa peau brillante et lisse est étonnante de douceur et de fermeté, sa robe améthyste profond protège une chair légère et absorbante qui ne demande qu’à se gorger de la meilleure huile d’olive pour en favoriser la cuisson lente et goûteuse, préparant une fête des sens…
« al-bâdinjân » ( ) en arabe puis mélongène en latin, melanzana en italien, elle répond également aux doux noms de brindelle à la Réunion et de bélangère aux Antilles, et patlican en turc où elle trône en reine dans la cuisine ottomane. Qui est-elle ?

HYPNOSE DÉTOURNÉE ET EMPRISE FLASH. NOUS DEVONS DIRE NON. Yves HALFON

Le mot « hypnose » est noble », mais il y a des manières « inacceptables » d’utiliser l’hypnose. Voici quelques réflexions sur la survenue médiatique de l’hypnose de rue, de l’hypnose « flash » et de l’utilisation malencontreuse de ces pratiques par des individus sûrement ignorant de la dangerosité de ces méthodes sur les personnes. A propos de l’utilisation inappropriée et choquante de l’hypnose par les hypnotiseurs de rue et de music-hall, et avec parfois la complicité naïve des sujets victimes de cette manipulation, nous pouvons dire qu’il se crée une relation perverse, qui pourrait être préjudiciable à la personne qui se prête au jeu du manipulateur.
 



Laurent GROSS
Président du CHTIP, hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Psychothérapeute. Rédacteur en chef. En savoir plus sur cet auteur




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