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La Voix, premier instrument de l'Hypnothérapeute. Revue Hypnose et Thérapies Brèves




La voix, premier instrument

Chers lecteurs, en quoi l’hypnose peut elle avoir un lien avec la musique ? Et si l’hypnose était une musique ?

On a souvent tendance, dans notre façon de pratiquer en qualité de thérapeutes, de lier l’hypnose avec la parole. En effet, l’emploi de suggestions verbales est l’un des ingrédients majeurs de l’hypnose. Ainsi travaillons-nous à peaufiner notre langage de sorte d’évoquer, grâce aux mots employés, ce que l’on veut voir advenir chez celui que l’on accompagne dans cet état modifié de conscience. Lors des séminaires d’apprentissage de l’hypnose, nous prenons du temps pour réfléchir aux mots et aux formules qui apaisent, font du bien et aux mots qui blessent, aux formules qui induisent finalement une hypnose négative. C’est dire l’importance du langage. Je vous propose de quitter le monde des mots pour aller vers celui de la musique.

S’il y a bel et bien une rhétorique hypnotique, quelle est la place de la musique en hypnose ? Nous voyons évidemment les liens entre la voix et la musique. La voix n’est-elle pas le premier instrument de musique ?

Quelles sont les caractéristiques de la voix ? Elle  transporte les mots, exprime, peut être comme une mélodie avec une tonalité aigue ou grave, elle possède un rythme. On associe à la voix habituellement plusieurs qualificatifs. On dit d’une voix qu’elle est caressante, douce, agréable, agressive, forte, présente, claire, souriante, dure, obscure, inquiétante, rassurante. En tous cas, la voix touche l’autre et l’atteint pour permettre la rencontre.

Il nous arrive de dire lors d’une séance « Vous pouvez écouter ou non mes paroles, vous pouvez juste entendre ma voix », « Ma voix peut devenir le chant d’un oiseau, le bruit du vent dans les arbres, la voix d’un autre ou encore tout autre chose ».

Les hypnothérapeutes sont attentifs à leur voix, au rythme de leurs paroles. Nous apprenons à nous caler sur le rythme du souffle de celui que l’on accompagne. En hypnoanalgésie, nous sommes attentifs à modifier cette voix au moment du geste douloureux, comme si nous attirions l’attention de la personne accompagnée sur notre voix, en augmentant le débit des paroles, le volume de notre voix. Ou bien en adaptant le contenu du script au geste douloureux. Par exemple, si nous accompagnons le patient en évoquant un match de foot, au moment du geste douloureux, nous parlons d’une action, d’une accélération particulière d’un joueur. Et ce, en accélérant le débit de parole, en augmentant le volume de notre voix. Tout dans notre comportement vocal et notre attitude non verbale est congruent.

Que nous disent les récentes études ? La musique, sur le plan individuel, met en mouvement par le rythme et le son. Les aires motrices sont activées. Dès que l’on entend une mélodie, on peut s’y associer.  C’est ainsi qu’à partir des expériences de Robert Zatorre de l’Université McGill, certains disent que  la musique est un puissant lien social. Elle en stimule d’ailleurs les zones cérébrales qui lui sont dévolues. D’où l’importance des hymnes pour les nations, de tel ou tel type de musiques pour tisser des liens sociaux entre les adolescents, des comptines pour lier parents et enfants.

Autre exemple : si le script choisi par la personne que l’on accompagne évoque une promenade en forêt, nous pouvons parler de la rencontre inattendue avec un animal que nous suivons en courant ! Evidemment, dans ce cas, l’hypnothérapeute prendra une voix adaptée à la poursuite, à l’attention focalisée sur cette rencontre surprenante qui absorbe toute notre attention !

Le ton, le rythme et le volume de la voix comme une musique qui en s’accélérant produirait un effet de surprise, de focalisation. N’est-ce pas aussi ce qui est recherché avec les musiques de films ? Une musique changeante, tantôt exprimant le suspens à certains moments au moyen de phrases musicales inachevées ou aux motifs irréguliers, une musique accélérée qui crée la peur, une musique aux motifs réguliers et doux pour évoquer le bien-être.

C’est dire alors que si la voix est musique, la musique peut alors avec ses caractéristiques propres nous toucher, nous soigner ?

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Formatrice et responsable pédagogique à HYPNOTIM Marseille,

Sophie Cohen, Psychologue, Hypnothérapeute, est Responsable pédagogique chez Hypnotim, Institut de Formation en Hypnose et Thérapies Brèves Intégratives à Marseille http://www.formation-hypnose-marseille.info/ avec Laurence Adjadj.
Elle continue à assurer les formations à l'IFH à Paris, à Emergences Rennes, et au CHTIP à Paris.

http://hypnose-formation.fr/formation-hypnose-marseille-hypnotim/


Elle est la nouvelle rédactrice en chef de la revue hypnose et thérapies brèves depuis Mai 2016

La Voix, premier instrument de l'Hypnothérapeute. Revue Hypnose et Thérapies Brèves



Revue Hypnose & Thérapies Brèves
n°27 Novembre Décembre 2012 Janvier 2013
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Laurent GROSS
Président du CHTIP, hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Psychothérapeute. Rédacteur en chef. En savoir plus sur cet auteur

Rédigé le 06/05/2016 à 21:27 | Lu 1278 fois modifié le 21/05/2016





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