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L'Entretien de Michael Yapko par Gérard Fitoussi


Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°52.



Psychologue clinicien reconnu internationalement pour son travail en hypnose clinique, thérapies brèves et le traitement stratégique de la dépression, Michael D. Yapko, Ph.D., enseigne régulièrement dans le monde entier. Auteur de quinze livres* dont la 5e édition du devenu classique Trancework. Il a reçu de nombreuses distinctions pour ses contributions, dont la médaille de reconnaissance pour son œuvre par la Société Internationale d’Hypnose et la Fondation Milton H. Erickson.

Dans quel environnement avez-vous vécu ?
Michael Yapko : Je suis né en Virginie. Mon père travaillait dans le système éducatif et a beaucoup déménagé. La majeure partie de ma formation s’est passée dans le Wisconsin et le Michigan. Ma mère infirmière spécialisée en cardiologie était le seul membre de ma famille avec une profession médicale.

Quels sont vos loisirs ?
J’aime la nature. Avec ma merveilleuse femme Diane, depuis quarante-deux ans nous avons parcouru les plus beaux lieux de la planète. La nature me nourrit et me ressource. Je suis aussi un grand amateur de musique.

Quelle a été votre première rencontre avec l’hypnose ?
A 19 ans, j’étudiais la psychologie et j’ai assisté à une séance d’hypnose avec une femme souffrant de douleurs chroniques. Elle en sortit avec des larmes de soulage- ment devant l’absence de douleurs qu’elle ressentait pour la première fois depuis des années. Je me suis immédiatement dit « je dois apprendre à faire ça ».

Comment avez-vous continué à vous former ?
J’ai rejoint l’American Society of ClinicaI Hypnosis et lisais tout ce qui me tombait sous la main. Le plus audacieux fut de contacter les experts et pionniers du champ de l’hypnose pour passer un moment avec eux. Mais le plus important m’a été appris par mes patients.

Comment l’hypnose était-elle reçue à l’époque ?
L’hypnose porte son lot de désinformations, par les films, la télévision ou l’hypnose de spectacle, passés depuis dans l’inconscient collectif. Après quarante ans de pratique et d’enseignement, j’espère avoir contribué à mieux faire connaître la façon dont les patients peuvent s’emparer de l’hypnose pour retrouver leur autonomie et une vie meilleure.

Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés ?
Le premier était la vision négative portée par le grand public et les professionnels. Un de mes soucis permanents a été de décrire les composantes de l’hypnose, en termes de tous les jours, pour que chacun puisse s’y référer plus facilement. J’encourage aussi les cliniciens à reconnaître les éléments hypnotiques dans ce qu’ils font déjà, la suggestion, l’attention et l’attente, et qu’ils peuvent amplifier avec l’hypnose. Le second a été de promouvoir l’usage de l’hypnose dans la dépression. Dans les années 1970 et 1980, les leaders du monde de l’hypnose avaient clairement stipulé que son utilisation était contre-indiquée chez les sujets dépressifs et qu’elle pouvait favoriser une augmentation probable de suicides, des psychoses, une régression totale à un ni- veau primitif de fonctionnement, et d’autres conséquences toutes aussi négatives.




Laurence ADJADJ
Dirige le Cabinet d'Hypnose, EMDR-IMO de Marseille 13006. Présidente de l'Institut de Formation en... En savoir plus sur cet auteur

Rédigé le 08/08/2019 à 11:56 | Lu 109 fois modifié le 08/08/2019





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